Afrique du Nord · 1535-1930
La Tunisie
Des concessions d'Afrique au traité du Bardo (1881) et à la convention de La Marsa, la Tunisie offre le modèle du protectorat : une administration indigène maintenue, doublée d'un contrôle français. L'ouvrage en analyse la genèse et les tensions.
Tunis Bardo Kroumirie Bey Sousse Bizerte
Les chapitres
- Tome III La Tunisie Georges Hardy · 1 459 mots · 6 ill.
- Tome III · ch. 1 Les premières rencontres .• Georges Hardy · 6 099 mots · 11 ill. I. La prise de contact. Charlemagne et l’émir Ibrahim ibn Aghlab. Les Normands de Sicile en Tunisie. Le commerce marseillais. — II. Une croisade en Tunisie. Le dessein du roi Louis IX Le rôle de Charles d’ Anjou. Les préparatifs. La prise de Carthage. La mort du roi. La liqui dation de…
- Tome III · ch. 2 Les essais d'établissement français en Tunisie Georges Hardy · 7 954 mots · 8 ill. L’établissement du Cap Negre et la politique du cardinal de Richelieu. Les efforts de Marseillais. L’occupation du Cap Negre. Les projets sur l’ile de labarka : la mort de Sanson 601 Napollon. L’abandon du Cap Nègre. — II. Les compagnies du commerce et la Tunisie sous le règne de Louis XIV. La…
- Tome III · ch. 3 La crise tunisienne Georges Hardy · 11 816 mots · 16 ill. I. Les progrès de l’influence française en Tunisie. La Tunisie aux prises avec l’Europe : la répression de la course. La conquête d’ Alger et l’attitude de la Tunisie. Le bey Hussein : le traité du 8 août 1830 et les traités Clauzel. La Tunisie avec la France contre la Porte : Ah- med-bey…
- Tome III · ch. 1 L'œuvre du protectorat Georges Hardy · 12 207 mots · 20 ill. I. La réorganisation administrative et financière. Le principe du Protectorat. Le résident général. L’administration provinciale et municipale. La représentation locale. Les finances. La justice. La situation des étrangers. — II. La création de l’outillage économique. Les routes Les voies ferrées…
- Tome III · ch. 2 Un réveil d'opposition Georges Hardy · 5 196 mots · 10 ill. I. L’agitation tunisienne. Un témoignage tunisien. Les éléments de la population tunisienne et le Protectorat : les Jeunes-Tunisiens. L’échauffourée de I9II. — Le programme du Destour tunisien. L’affaire des habous privés et les incidents de 1920. — II. Les réformes de 1922. Les Conseils de Caidat…
Illustrations
INTRODUCTION LE CADRE DE L’HISTOIRE TUNISIENNE
EL-DJEM
RUINES CARTHAGINOISES, cul-de-lampe
ARRIVÉE DE LA FLOTTE CHRÉTIENNE DEVANT LA GOULETTE, d’après une…
LES REMPARTS DE SOUSSE
SAINT LouIs, d’après une miniature du XIIe siècle
LA MOSQUÉE DES SABRES A KAIROUAN
CARTHAGE : EMPLACEMENT OCCUPÉ PAR L’ARMÉE DE SAINT LOUIS
pas de leur rappeler cette pro- SUPPLICE INFLIGÉ PAR LES CORSAIRES…
SOLIMAN LE GRAND
TYPE BARBARESQUE, d’après une gravure allemande du xvIe siècle…
KHEiR-ED-DINE, d’après VELASQUEZ
EXPÉDITION DE CHARLES-QUINT CONTRE TUNIS, d’après une gravure ancienne
CUL-DE-LAMPE
L’îLE DE TABARKA, frontispice
LE FONDOUK, résidence des consuls français au XVII° siecle
thèque Nationale
PIRATES BARBARESQUES PENDUS AUX VERGUES D’UN VAISSEAU
TABARKA. La côte et le fort de Terre
POTERIE ARABE, cul-de-lampe
ZAGHOUAN. MARABOUT SIDI Azous, frontispice
AHMED-BEY
MOHAMMED EN NACEUR BEY (1855-1859)
L’INSURRECTION DE 1864, d’après l’Illustration
MUSTAPHA KHAZNADAR
LE GÉNÉRAL KHEÏR-ED-DIN
TUNIS ET SES ENVIRONS
MOHAMMED-ES-SADDOK, bey de Tunis
DEUXIÈME PARTIE L’EXPÉDITION DE TUNISIE ET L’ÉTABLISSEMENT DU…
OCCUPATION DE ZARZIS, frontispice
LE KEF, MOSQUÉE SIDI-MAKLOUF
GÉNÉRAL BRÉART
GABÈS. INTÉRIEUR DE LA MOSQUÉE DE SIDI-IDRISS
LE BARDO
SIDI HABIB PACHA BEY
NEFZAOUA CAIDATO DE CAIDAT DES • Douz MATMATA Medenine
E ITE A NÉ E
CONCLUSION PROBLÈMES TUNISIENS
LE RÉSIDENT MASSICAULT
M. ALAPETITE, résident général à Tunis (1906)
MARABOUT A NEFTA, cul-de-lampeChronologie
- 1559 Mais ils n’arrivent pas à se faire admettre par les populations, leur mentalité de conquérants et de croisés blesse la susceptibilité musulmane et les Turcs reviennent à la charge ; en 1559, ils reprennent Tunis, puis KHEÏR-ED-DINE Don Juan, frère du roi… Les premières rencontres .•
- 1574 à nouveau et les refoule vers Kairouan ; enfin en 1574, renforcés de cavaliers tripolitains, ils chassent définitivement les Espagnols de la capitale tunisienne et établissent leur domination sur tout le pays. Les premières rencontres .•
- 1592 On sait aussi qu’il existait à Marseille, de 1592 à 1600, une Compagnie du Corail de Tunis . Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1600 On sait aussi qu’il existait à Marseille, de 1592 à 1600, une Compagnie du Corail de Tunis . Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1609 Un Poitevin, ému au récit de ses misères, entreprit de le venger : il partit du Havre en 1609 avec deux bâtiments armés à ses frais et, soutenu par des navires espagnols qu’il avait rencontrés en route, trouva le moyen d’incendier des vaisseaux corsaires… Les premières rencontres .•
- 1624 Une mission de capucins s’était installée sans incident à Tunis en 1624 : un prêtre de la mission, congrégation fondée par Saint Vincent de Paul, lui avait succédé et avait fondé deux chapelles, l’une à Tunis, l’autre à Bizerte, sans doute pour les… Les premières rencontres .•
- 1631 Par la suite, l’actif Sanson Napollon avait été chargé de passer aux réalisations et, en mai 1631, il promettait au cardinal de traiter avec Issufo, dey de Tunis, pour avoir permission d’établir les Français dans quelque lieu ou port, ou ile du royaume de… Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1631 Puis, en 1631, une nouvelle révolution fait passer le pouvoir du dey au commandant des forces de terre, ou bey. La Tunisie
- 1632 Puis, en 1632, il lui communiquait un projet de constructions pour le Cap Nègre et proposait de dénommer cet établissement Saint-Louis ou La Fleur de Lys . Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1634 Enfin, en 1634, croyant s’être assuré la complicité d’un Génois employé dans le port, il voulut occuper l’ile par surprise ; mais il fut trahi par le Génois et tué d’une mousquetade au cours de l’assaut, ou bien, selon une autre version, poursuivi par des… Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1637 En 1637, au moment de la rupture avec Alger, l’établissement est abandonné, peut-être après avoir été détruit par les Tunisiens, et une vingtaine de marins français qui s’étaient aventurés au Cap Nègre sont emmenés en captivité. Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1660 Les autorités tunisiennes, d’autre part, ne manifestaient nulle rancune et continuaient à se montrer mieux disposées que la Régence d’Alger à l’égard de la France : en mars 1660, Hadj Mustapha dey envoyait un de ses favoris, Sidi Ramdan, en mission… Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1665 En 1670, le consul Ambrozin, sur un prétexte insignifiant, fut emprisonné pendant quelque temps, et, en 1672, le marquis de Martel, pour obtenir confirmation du traité de 1665, vient bloquer les ports de la Régence, bombarder La Goulette, Bizerte… Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1666 L’occasion était bonne pour reprendre les projets d’établissement au Cap Nègre : une négociation fut confiée à cet effet au sieur Dumolin, écuyer de la reine, et au chevalier d’Arvieux, connu pour sa longue pratique des questions barbaresques, et le Cap Nègre… Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1670 En 1670, le consul Ambrozin, sur un prétexte insignifiant, fut emprisonné pendant quelque temps, et, en 1672, le marquis de Martel, pour obtenir confirmation du traité de 1665, vient bloquer les ports de la Régence, bombarder La Goulette, Bizerte… Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1672 En 1670, le consul Ambrozin, sur un prétexte insignifiant, fut emprisonné pendant quelque temps, et, en 1672, le marquis de Martel, pour obtenir confirmation du traité de 1665, vient bloquer les ports de la Régence, bombarder La Goulette, Bizerte… Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1678 En 1678, le consul Charles de Gratien et son collègue d’Angleterre sont brutalement traînés devant le bey Mohammed et doivent s’engager, sous peine d’être mis pièce à pièce , à payer une somme considérable ; l’année suivante, le représentant de la France est… Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1680 Comme, par ailleurs, la Régence était en proie à de violentes luttes intérieures et que les corsaires profitaient du désordre général pour gagner en audace, le commerce devenait fort difficile, et la Compagnie Marseillaise dut abandonner le Cap Nègre vers… Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1682 Ahmed Cheleby, proclamé dey par la milice en 1682, aux prises avec des révoltes persistantes et menacé d’une attaque des Algériens, ne songea pas à résister : il renouvela, par le traité de 1685, toutes les conventions antérieures et versa, à titre… Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1685 C’est pour mettre fin à cette série d’escarmouches qu’en 1685 le maréchal d’Estrées, à la tête d’une flotte française, vint rappeler la Régence au respect des traités et exiger réparation pour les méfaits des corsaires. Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1686 Il cédait à la Compagnie Gautier la jouissance du Cap Nègre et de ses dépendances pour six ans, sans qu’elle eût à payer aucunes dîmes ni droits, et s’engageait à faire sortir les Anglais, qui occupaient la place, au rer mai 1686 ; passé les six ans, la… Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1689 A ces privilèges vraiment importants, la Compagnie Gautier joignait l’avantage d’être par elle-même puissante , soutenue par de riches actionnaires et aidée de toutes les façons par Seignelay, qui nomma consul de Tunis, en 1689, sans égards pour les intérêts… Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1694 Vers 1694, nouvelle crise : nos revers maritimes pendant la guerre de la Ligue d’Augsbourg diminuent notre force dans la Méditerranée, les corsaires reprennent l’avantage, les Génois et les Anglais sapent l’influence française auprès du dey. Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1699 Mais, au début de 1699, une révolution amena au pouvoir un jeune homme fantasque et autoritaire, Amorath bey, qui, sans prendre l’avis des autres Puissances, dey, pacha ou divan, accorda aux Français la possession et jouissance à toujours du Cap Nègre . Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1700 Le ministre, qui avait partie liée avec la Compagnie, réagit vivement : il envoya à Tunis une escadre sous les ordres du marquis de Nesmond, pour réclamer l’exécution des traités de 1685 et 1689 ; les traités furent, bien entendu, renouvelés (3I octobre… Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1706 ment et des privilèges exceptionnels pour Il fallut une forte pression du Gouverneprovoquer, en 1706, la constitution d’une nouvelle Compagnie, qui, sous le nom de Compagnie d’Afrique, groupa pour six ans les établissements du Cap Nègre, du- Bastion de France… Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1709 Le malheur des temps semblait propre à la favoriser, puisqu’elle avait surtout pour objet d’importer du blé et qu’au lendemain de sa fondation la disette sévissait en France : en 1709, le roi lui accorde dix frégates pour ses transports de grains, et l’année… Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1710 De cette rencontre de faiblesses naquit la paix boiteuse du 9 novembre 1742, qui reproduisait les dispositions essentielles des traités de 1685 et de 1710, mais qui obligeait à l’avenir, par une clause secrète, le consul de France à baiser la main du bey… Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1716 L’interdiction faite aux femmes de rejoindre leur mari ou leur père avait été levée par l’ordonnance de 1716, et beaucoup de résidents vivaient en famille. Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1718 fin de bail en 1718, abandonna la partie. Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1723 On en comptait onze en 1723, et auprès d’eux étaient venus s’établir un boulanger, deux chirurgiens, un aubergiste, un tonnelier, un chandelier, trois verriers, des agents pour la surveillance des chargements dans les autres ports de la Régence, etc. Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1730 Mais la Compagnie des Indes, malgré sa puissance, ne fut pas plus heureuse que les autres : elle ne tarda pas à découvrir que le commerce du Cap Nègre languissait d’une façon pitoyable ; le maintien de son siège central à Paris créait un inconvénient de… Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1731 Une Compagnie se fonda, en effet, à Marseille en 1731, pour recueillir cette succession. Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1741 Les Marseillais se soumirent, et la Compagnie royale d’Afrique fut constituée par un édit royal du 22 février 1741. Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1742 De cette rencontre de faiblesses naquit la paix boiteuse du 9 novembre 1742, qui reproduisait les dispositions essentielles des traités de 1685 et de 1710, mais qui obligeait à l’avenir, par une clause secrète, le consul de France à baiser la main du bey… Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1750 Le comptoir du Cap Nègre, d’ailleurs, ne fut pas rétabli avant 1750, car tout y était à refaire, en un temps où la Compagnie n’était pas encore tirée d’embarras, et la réoccupation ne dura guère, à cause des avanies et des insultes des Maures voisins de la… Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1756 Le danger vint d’ailleurs :le 2 septembre 1756, après dix jours de combat, Tunis fut prise d’assaut et mise à sac par les Algériens ; les maisons chrétiennes ne furent pas épargnées, et les Français, en particulier, accusés d’avoir porté secours aux… Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1768 Par un traité du 14 mars 1768, notamment, le bey lui accorda le privilège exclusif de la pêche du corail dans toute l’étendue des mers de sa dépendance, celles de Tabarka exceptées seulement , moyennant une redevance annuelle de 4 500 piastres. Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1769 L’ • RESINESANÇAIS La Compagnie royale d’Afrique, malgré trois crises en 1741, 1756 et 1769, n’a donc cessé, durant plus d’un demi-siècle, de mettre au service des intérêts et du prestige français une activité méritoire. Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1770 Enfin, le 13 septembre 1770, au Bardo, la paix fut conclue : le bey reconnut l’autorité de la France sur la Corse, permit de pêcher le corail même à Tabarka et autorisa un établissement à la Galite. Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1771 Une ambassade tunisienne se rendit à la Cour de France ; le consul Saizieu, regagnant son poste en octobre 1771, fut salué par le fort de La Goulette de six coups de canon, contre l’usage, et reçu à son débarquement avec les honneurs réservés aux princes du… Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1778 Mais l’habileté du consul Devoize, qui avait déjà servi à Tunis en 1778-1779 et qui y fut renvoyé en 1791 comme commissaire du Roi , puis confirmé comme consul général et chargé d’affaires, arrangea tout. Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1779 Mais l’habileté du consul Devoize, qui avait déjà servi à Tunis en 1778-1779 et qui y fut renvoyé en 1791 comme commissaire du Roi , puis confirmé comme consul général et chargé d’affaires, arrangea tout. Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1791 Mais l’habileté du consul Devoize, qui avait déjà servi à Tunis en 1778-1779 et qui y fut renvoyé en 1791 comme commissaire du Roi , puis confirmé comme consul général et chargé d’affaires, arrangea tout. Les essais d'établissement français en Tunisie
- 1816 Exmouth, chargé de notifier les décisions des puissances, parut dans les eaux de Tunis avec une escadre le II avril 1816. La crise tunisienne
- 1819 Puis, le 21 septembre 1819, une flotte anglo-française, venant d’Alger, se présenta devant La Goulette pour notifier au bey le protocole arrêté au Congrès d’Aix-la-Chapelle et relatif à la course : le bey dut prendre par écrit l’engagement de ne plus armer… La crise tunisienne
- 1824 Vers la fin de sa vie, Mahmoud consentit aux Français de nouveaux avantages : notamment un tarif de faveur pour les marchandises importées, des garanties pour les propriétés des Français en Tunisie, le règlement des créances en suspens entre Français et… La crise tunisienne
- 1828 De fait, la population tunisienne, dans l’ensemble, jeta feu et flamme, et le bruit courut en Europe, au début de 1828, que Hussein-bey, cédant aux sollicitations du dey d’Alger, avait résolu de s’allier avec lui contre la France. La crise tunisienne
- 1829 C’est à Mathieu de Lesseps que Hussein avait dû de découvrir, en octobre 1829, une conspiration de janissaires, qui menaçait à la fois sa vie, celle de son entourage et des Européens, et de pouvoir la comprimer à temps, et c’est grâce à l’atmosphère de… La crise tunisienne
- 1830 Cette menace semblait à tout le moins inutile ; la course et l’esclavage des chrétiens étaient disparus des mœurs tunisiennes, et le consul obtint sans peine la signature du traité le 8 août 1830. La crise tunisienne
- 1831 Hussein n’accepta qu’après trois jours de négociations, le 3 janvier 1831. La crise tunisienne
- 1832 Malgré tout, le 24 octobre 1832, modifiant dans un sens bienveillant le traité du 8 août 1830, il accordait à la France le droit perpétuel et exclusif de la pêche du corail sur tout le littoral tunisien, moyennant l’ancienne redevance de 13 400 piastres par… La crise tunisienne
- 1834 En 1834 encore, bien que le consul général de Grande-Bretagne, sir Thomas Reade, l’incitât à la résistance, il protesta de son désir de combattre la contrebande de poudre qui se faisait à travers la Régence vers Constantine. La crise tunisienne
- 1835 Pourtant, dès octobre 1835, un désir de rapprochement se manifesta à la cour du Bardo : le bey se sentait menacé par le sultan de Constantinople, qui voulait sa revanche de la défaite algérienne, et il comptait sur l’appui de la France. La crise tunisienne
- 1836 La coalition d’intérêts se précisait entre la Tunisie et la France : une escadre, sous les ordres de l’amiral Hugon, fut envoyée devant Tunis pour parer à toute éventualité, et, par une circulaire du 5 août 1836, M. La crise tunisienne
- 1837 C’est surtout sous le règne d’Ahmed-bey, qui succéda à son père Mustapha en octobre 1837, que cette alliance de la Tunisie et de la France contre les prétentions de la Porte prit son vrai caractère. La crise tunisienne
- 1838 C’est à la France qu’il demanda l’envoi d’une mission militaire pour l’instruction de ses troupes, malgré les efforts de l’Angleterre, qui, en 1838, avait mis spontanément à sa disposition le colonel Considine. La crise tunisienne
- 1843 Il est vrai qu’au milieu de l’année 1843, un nuage assombrit quelque temps ce ciel d’idylle : Ahmed-bey s’obstinait à retarder les opérations de délimitation entre la Tunisie et l’Algérie ; mais une nouvelle offensive de la Porte vint, opportunément… La crise tunisienne
- 1845 En 1845, le duc de Montpensier, qui se rendait en Orient, faisait de Tunis sa première escale, pour marquer au bey la sympathie de la France, et il y restait quatre jours, fêté par le bey et la population, comblé de présents, honoré de toutes les façons. La crise tunisienne
- 1846 Enfin, en novembre 1846, le bey se rendit en France et il y fut reçu avec les honneurs du rang suprême, comme le souverain d’un grand Etat indépendant et allié ; son voyage à travers la France fut une promenade triomphale, et il fit preuve, d’ailleurs, d’une… La crise tunisienne
- 1855 Il accorda à plusieurs reprises l’autorisation d’exporter des chevaux AHMED-BEY (1835-1855) pour la remonte des troupes françaises d’Algérie. La crise tunisienne
- 1857 - Un essai de modernisation : le Pacte fondamental de 1857. La crise tunisienne
- 1858 Le 30 août 1858, il fut complété par un décret portant création d’un Conseil municipal de Tunis, institué pour l’utilité générale des habitants du pays ; le président de ce conseil était chargé de gérer le budget de la ville, de veiller à la police urbaine… La crise tunisienne
- 1859 Mais Mohammed n’eut pas le chagrin d’assister à la faillite de son œuvre : il mourut en septembre 1859. La crise tunisienne
- 1861 Par une convention en date du 19 avril 1861, il accorda à la France le monopole du service télégraphique en Tunisie. La crise tunisienne
- 1863 C’est alors que, moyennant un copieux pot-de-vin, Khaznadar négocia, en 1863, avec les banques Oppenheim et Erlanger, un emprunt de 35 millions, destiné à amortir la dette : sur ces 35 millions, les banquiers prélevèrent comme escompte, commission, frais… La crise tunisienne
- 1864 L’INSURRECTION DE 1864 (D’après l’Illustration) La crise tunisienne
- 1867 En 1867 et 1868, quatre conversions successives, pour apaiser les obligataires de la dette flottante : les créanciers de Tunis sont invités à échanger leurs titres divers contre des obligations d’un type unique rapportant 12 pour 10o et amortissables. La crise tunisienne
- 1868 Le Kahznadar, à cette nouvelle, fit signer au bey, le 8 janvier 1868, un décret portant unification de la dette tunisienne : le gouvernement français somma le bey de rapporter ce décret. La crise tunisienne
- 1869 Le bey n’en parut nullement inquiet, et l’on se résigna à traiter l’affaire en commun : les conversations entre Tunis et les représentants de la France, de l’Angleterre et de l’Italie durèrent toute une année, et elles aboutirent, le 5 juillet 1869, à la… La crise tunisienne
- 1870 Un sérieux examen des titres et une intervention auprès des créanciers permit de conclure, le 23 mars 1870, un arrangement qui ramena la dette à 125 millions. La crise tunisienne
- 1870 100, fixée par l’arrangement du 23 mars 1870. L'œuvre du protectorat
- 1873 Dès 1873, pourtant, son horizon s’éclaircit : à force de dénoncer, au nom de la Commission financière, les agissements du funeste Khaznadar, il obtient sa destitution. La crise tunisienne
- 1875 L’Angleterre renonça, le 18 septembre 1897, au traité de 1875, et la Tunisie lui accorda en échange, pour une durée de quinze ans, un régime de faveur pour ses importations de cotonnades. L'œuvre du protectorat
- 1875 Quand l’insurrection éclate en Algérie, la contrebande de poudre trouve chez les autorités tunisiennes une évidente complicité, et l’un des principaux chefs de la révolte, Kablouti, après sa défaite, se réfugie au Bardo, où il reste jusqu’en 1875, malgré les… La crise tunisienne
- 1877 C’est le général Kheir-ed-Din qui devient grand-vizir, puis en 1877 un personnage effacé, Mohammed, et, l’année d’après, le favori Mustapha-ben-Ismail, qui, malgré tous ses défauts, se montre plus accessible aux conseils raisonnables et se rapproche de la… La crise tunisienne
- 1878 Un nouveau consul, Licurgo Maccio, est affecté à Tunis, il y fait une entrée théâtrale, le 23 décembre 1878, et tout de suite entame la lutte. La crise tunisienne
- 1880 La compagnie Bône-Guelma, devant cette menace, se résigne au sacrifice et obtient la ligne pour 2 625 000 francs (14 avril 1880). La crise tunisienne
- 1881 Le 30 mars 1881, 400 à 500 Kroumirs passaient à nouveau la frontière et fondaient sur les Nehed. La crise tunisienne
- 1881 En conséquence, je propose l’ordre du jour suivant : La Chambre, résolue à l’exécution intégrale du traité souscrit par la nation française, le 21 mai 1881, passe à l’ordre du jour . L'œuvre du protectorat
- 1882 Grâce à lui, Mohammed-es-Saddok passa franchement de la résignation à l’entente, et l’apaisement général des esprits était manifeste quand le bey mourut, le 27 octobre 1882. L'œuvre du protectorat
- 1883 C’est dans ces conditions que le traité du Bardo, qui attribuait à la France un contrôle d’ensemble sur le gouvernement de la Tunisie, fut remis à l’étude pour les détails d’application et précisé par la Convention du 8 juin 1883. L'œuvre du protectorat
- 1883 — Des précisions nouvelles : la convention de la Marsa (8 juin 1883). La crise tunisienne
- 1884 Pourtant, la Chambre des députés hésita deux ans avant de s’y résoudre, elle ne céda qu’une fois tout à fait tranquillisée sur l’avenir de la France en Tunisie ; enfin, par le traité du 8 juin 1883, ratifié par la loi du to avril 1884, le gouvernement… L'œuvre du protectorat
- 1885 Enfin, le 21 juin 1885, un nouveau décret définit les pouvoirs du ministre résident, qui fut désormais désigné sous le nom de résident général . L'œuvre du protectorat
- 1886 Pour l’Italie, le traité du 28 septembre 1886 laissait subsister entre les parties contractantes la clause de la nation la plus favorisée et notamment l’application du régime minimum français. L'œuvre du protectorat
- 1886 Massicault, préfet du Rhône (novembre 1886), qui fit preuve d’exceptionnels talents d’organisateur ; de M. Un réveil d'opposition
- 1888 Par le décret du 15 septembre 1888, le gouvernement autorisa des prêts, à la condition que les emprunteurs constitueraient entre eux des sociétés de prévoyance. L'œuvre du protectorat
- 1890 part, le régime douanier qui, conformément au vieil esprit du Pacte colonial, avait d’abord assimilé les produits tunisiens aux produits étrangers, fut modifié par la loi du 19 juillet 1890, qui établit l’admission en franchise des produits les plus… L'œuvre du protectorat
- 1892 Puis, comme le peuplement français se développait à Sousse et Sfax, la Chambre de Commerce de Tunis eut dans ces villes deux membres correspondants, et d’autres villes, comme Bizerte et Souk-el-Arba, se développant à leur tour, une Chambre de Commerce du Nord… L'œuvre du protectorat
- 1895 Enfin, comme l’agriculture, à son tour, prenait une importance croissante, on décida, en 1895, l’institution d’une Chambre d’Agriculture du Nord et d’une Chambre mixte de Commerce et d’Agriculture à Sousse et Sfax. L'œuvre du protectorat
- 1896 Les conventions de 1896, valables pour neuf ans, expiraient le ter octobre 1905, avec tacite reconduction d’année en année, sauf dénonciation émanant de l’une ou l’autre partie. Un réveil d'opposition
- 1896 Au demeurant, le nouvel état de choses fut sanctionné, en 1896-1897, du temps du Cabinet Méline, par une série de traités internationaux, qui mirent fin au régime des Capitulations et nous autorisèrent, contrairement à des engagements antérieurs, à fortifier… L'œuvre du protectorat
- 1897 L’Angleterre renonça, le 18 septembre 1897, au traité de 1875, et la Tunisie lui accorda en échange, pour une durée de quinze ans, un régime de faveur pour ses importations de cotonnades. L'œuvre du protectorat
- 1898 Si bien qu’un décret beylical du 3I janvier 1898 put prévoir la location à long terme des habous publics et privés et qu’un autre décret du 12 avril 1913 organisa la mise en valeur, au moyen de la vente à enzel, des propriétés rurales constituées en habous. L'œuvre du protectorat
- 1900 Ces diverses dispositions, coordonnées par la réforme organique du 30 mai 1900, ont été reprises par le décret du 24 avril 1921, qui crée un ministère de la Justice tunisienne, ainsi qu’un délégué français au ministère de la Justice, et marque nettement la… L'œuvre du protectorat
- 1900 Benoit, directeur adjoint du service des Protectorats au ministère des Affaires étrangères et résident général par intérim (novembre 1900) ; de M. Un réveil d'opposition
- 1902 Puis, comme le peuplement français se développait à Sousse et Sfax, la Chambre de Commerce de Tunis eut dans ces villes deux membres correspondants, et d’autres villes, comme Bizerte et Souk-el-Arba, se développant à leur tour, une Chambre de Commerce du Nord… L'œuvre du protectorat
- 1902 second fils (II mai 1902), Mohammed-en-Naceur, cousin du précédent (12 mai 1906), Mohammed-el-Habib, cousin germain de Mohammed-en-Naceur (juillet 1922), et Sidi Ahmed, frère de Mohammed-el-Hadi (février 1929). Un réveil d'opposition
- 1905 Les conventions de 1896, valables pour neuf ans, expiraient le ter octobre 1905, avec tacite reconduction d’année en année, sauf dénonciation émanant de l’une ou l’autre partie. Un réveil d'opposition
- 1906 second fils (II mai 1902), Mohammed-en-Naceur, cousin du précédent (12 mai 1906), Mohammed-el-Habib, cousin germain de Mohammed-en-Naceur (juillet 1922), et Sidi Ahmed, frère de Mohammed-el-Hadi (février 1929). Un réveil d'opposition
- 1907 Puis, l’institution s’étendit, et le décret du 2o mai 1907 organisa les Sociétés indigènes de prévoyance, de prêts, de secours et de mutualité agricoles . L'œuvre du protectorat
- 1909 Aussi décidait-on, le 31 décembre 1909, d’obliger tous les cultivateurs indigènes à en faire partie. L'œuvre du protectorat
- 1910 En 1910, une autre étape encore : on crée un Conseil supérieur du Gouvernement, composé des membres du Conseil des ministres, des chefs de services et de trois délégués de chacune des deux sections européenne et indigène de la Conférence. L'œuvre du protectorat
- 1913 Si bien qu’un décret beylical du 3I janvier 1898 put prévoir la location à long terme des habous publics et privés et qu’un autre décret du 12 avril 1913 organisa la mise en valeur, au moyen de la vente à enzel, des propriétés rurales constituées en habous. L'œuvre du protectorat
- 1914 Mais la grande richesse minière de la Tunisie, ce sont les phosphates de chaux de la région de Gafsa et des Hauts-Plateaux, qui furent signalés en 1885 par Philippe-Thomas, membre de la Mission scientifique d’exploration de la Tunisie, 448 et dont le… L'œuvre du protectorat
- 1914 La guerre de 1914 et ses diverses conséquences, les Un réveil d'opposition
- 1919 Pichon, ministre des Affaires étrangères, à signer l’accord franco-italien du 12 septembre 1919 ainsi conçu : En Tunisie, le gouvernement de la Régence appliquera le même traitement fiscal à tous les contrats de vente des propriétés immobilières, quelle que… Un réveil d'opposition
- 1920 En 1920, à Paris même, le parti lança son manifeste : La Tunisie martyre, ses revendications , ouvrage anonyme qui présentait à sa façon l’histoire de la Régence et tendait à faire rendre au pays son indépendance. Un réveil d'opposition
- 1920 Les indigènes étaient tenus à l’écart de cette représentation et s’en plaignaient : au lendemain de la guerre, on leur donna un commencement de satisfaction ; on créa en 1920 une Chambre consultative indigène des intérêts agricoles du Nord, puis une Chambre… L'œuvre du protectorat
- 1921 Ces diverses dispositions, coordonnées par la réforme organique du 30 mai 1900, ont été reprises par le décret du 24 avril 1921, qui crée un ministère de la Justice tunisienne, ainsi qu’un délégué français au ministère de la Justice, et marque nettement la… L'œuvre du protectorat
- 1921 Taalbi bénéficia d’ailleurs, en 1921, d’une mesure d’amnistie, et quitta en 1923 la Tunisie, où son prestige était tombé. Un réveil d'opposition
- 1922 Toute une série de décrets beylicaux, les 13 et 14 juillet 1922, modifia profondément le mode de représentation ÇA. Un réveil d'opposition
- 1923 Taalbi bénéficia d’ailleurs, en 1921, d’une mesure d’amnistie, et quitta en 1923 la Tunisie, où son prestige était tombé. Un réveil d'opposition
- 1924 En 1924, utilisant la popularité soudaine d’un aventurier qui avait couru l’Europe, Mohammed Ali, ils embrigadent les ouvriers des villes et provoquent des grèves à Tunis, à Bizerte, à Hammam-Lif. Un réveil d'opposition
- 1928 En 1928 encore, il a procédé, dans un sens nettement libéral, à une réorganisation du Grand Conseil et des autres institutions représentatives. Un réveil d'opposition
- 1929 second fils (II mai 1902), Mohammed-en-Naceur, cousin du précédent (12 mai 1906), Mohammed-el-Habib, cousin germain de Mohammed-en-Naceur (juillet 1922), et Sidi Ahmed, frère de Mohammed-el-Hadi (février 1929). Un réveil d'opposition