Colonies françaises

Amérique du Nord · 1682-1803

La Louisiane

Prise de possession par Cavelier de La Salle en 1682, la Louisiane connut l'aventure de Crozat, le Système de Law, la guerre des Natchez, puis la domination espagnole avant la vente de 1803. Émile Lauvrière en fait l'histoire la plus complète de son temps.

Aujourd'hui : Louisiane et bassin du Mississippi (États-Unis)7 chapitres 38 illustrations123 dates

Cavelier de La Salle Bienville Iberville Crozat John Law Natchez Nouvelle-Orléans

Les chapitres

  1. Tome I La Louisiane Émile Lauvrière · 3 mots
  2. Tome I · ch. 1 Les débuts Émile Lauvrière · 7 906 mots · 9 ill. I. Cavelier de La Salle. Désastres. Premières descentes du Mississipi. Opposition à de La Salle. Expédition par mer. Situation tragique et mort. Les survivants. — II. Iberville Le Moyne d’Iberville. Établissement de Biloxi. Politique coloniale. Menaces anglaises et espace. Le Sein con des Sous uche…
  3. Tome I · ch. 2 Crozat Émile Lauvrière · 2 892 mots · 3 ill. mines. Babisme. Shoto tac soto engue calais. Politique indigpae. Lepinas Attitude espagnole. Les gouverneur
  4. Tome I · ch. 3 Law et la Compagnie des Indes Émile Lauvrière · 7 666 mots · 7 ill. I. Compagnie d’Occident et Compagnie des Indes. Fusion des Compagnies. Banque royale. Propagande. Recrutement masculin. Recrutement féminin. Accueil Lamentable Guerre de Pensacole. — II. Fondation de la Nouvelle-Orléans. Hésitations. Le vrai fonda- teur de la Nouvelle-Orléans. Franchissement de la…
  5. Tome I · ch. 4 La Compagnie des Indes et la guerre des Natchez Émile Lauvrière · 7 913 mots · 8 ill. I. Administration. Mercantilisme. Réforme. — II. Politique britannique. Lutte d’in- fluence. Propagande impérialiste. Mesures militaires. Premiers conflits. Désarmement français Attitude des indigènes. — III. Guerre des Natchez. Leurs mœurs. Notre établissement. Le complot. Le massacre. Panique…
  6. Tome I · ch. 5 Les derniers gouverneurs Émile Lauvrière · 9 104 mots · 6 ill. I. Gouvernement de Bienville. Première expédition contre les Chicachas. Deuxième expédition. Obstacle. Démission de Bienville. — II. Gouvernement de Vaudreuil. Politique indigène. Nouvelle expédition contre les Chicachas. Dissentiments. Développement. — III. Gou- vernement de Kerlerec. Difficultés…
  7. Tome I · ch. 6 Domination espagnole Émile Lauvrière · 5 501 mots · 5 ill. 1. Antonio de Ulloa. Attitude des sauvages. Rébellion. Incohérence. Répression. Le régime espagnol. Prospérité économique. Immigration acadienne. Renaissance acadienne. Bonaparte. Opposition Il. Rétrocession et cession définitive (1800-1803). Tentative de américaine. Renonciation de Bonaparte…

Illustrations

Chronologie

  1. 1643 Né à Rouen le 21 ou 22 novembre 1643 d’une riche famille de marchands qui s’intéressaient aux affaires canadiennes, Robert Cavelier, après avoir étudié et même enseigné chez les Jésuites, renonça à la vie ecclésiastique pour s’abandonner aux impulsions d’une… Les débuts
  2. 1669 Grâce à son frère aîné Jean, prêtre de Saint-Sulpice, il obtient des Sulpiciens une concession près du Saut Saint-Louis ; mais il s’en lasse et part le 6 juillet 1669 pour la découverte d’un prétendu passage vers la Chine ; il ne le trouve pas, et pour cause… Les débuts
  3. 1673 N sait comment, dès la première moitié du seizième siècle, des explorateurs espagnols, en particulier Fernando de Soto, explorèrent la Floride jusqu’au delà du Mississipi et comment, en mai 1673, Jolliet et le Père Marquette descendirent ce fleuve jusqu’au… Les débuts
  4. 1675 La Salle y réussit si bien en son fort de Carakatoui (Kingston), qu’il est le 13 mai 1675 anobli en Cavelier de La Salle. Les débuts
  5. 1677 Venu en 1677 chez les Kaskaskias, le Père Allouez vit dès l’année suivante son œuvre compromise par les dévastations iroquoises. Les débuts
  6. 1678 Il n’en convainc pas moins Colbert qui, le 12 mai 1678, lui délivre des lettres patentes. Les débuts
  7. 1680 Le Io août 1680, il repart avec vingt-cing hommes ; mais il ne trouve au fort Crèvecœur que ruine et carnage : les Iroquois ont tout incendié, massacré ou capturé. Les débuts
  8. 1682 En plein hiver, le Ier janvier 1682, on part. Les débuts
  9. 1683 Au cours de l’hiver 1682-1683, il bâtit près du site de Crèvecœur, sur un escarpement qui, de six cents pieds, domine le fleuve et l’immense plaine fertile des Illinois, le solide fort Saint-Louis, clef d’un pays où l’on peut former une puissante colonie . Les débuts
  10. 1684 Enfin, le 24 juillet 1684, de Rochefort part la flottille de Les débuts
  11. 1685 Le 23 novembre, La Salle, guéri, part à l’avance sur l’Aimable et reconnaît le 6 janvier 1685 une des bouches du Mississipi ; mais, las d’attendre Beaujeu infidèle au rendez-vous, il s’enfonce à sa recherche dans les brumes de l’Ouest. Les débuts
  12. 1686 Vainement celui-ci s’était, dès février 1686, porté au secours de son chef, jusqu’aux bouches du Mississipi. Les débuts
  13. 1687 Ainsi, le 19 mars 1687, dans le Texas, sur les rives du Rio Brazos, périt misérablement, à quarante-trois ans, l’héroïque pionnier. Les débuts
  14. 1688 Le 24 octobre 1688 partent de Brest deux frégates qu’escorte un vaisseau de guerre. Les débuts
  15. 1692 Aussi peu chanceux que nous, les Espa- (D’après un aient, dès 1692, fait explorer toute cette côte sans y trouver d’autre estuaire qu’un étroit passage encombré d’arbres qu’ils appelèrent Palissade ; faute de mieux, • ils s’établissaient depuis octobre 1698… Les débuts
  16. 1696 Tous ces projets se trouvaient encouragés par Vauban qui se faisait auprès de son disciple Jérôme de Pontchartrain l’apôtre de la colonisation : Rien de plus noble et de plus nécessaire, lui écrivait-il le 28 avril 1696,. Les débuts
  17. 1698 Le 18 juin 1698 il présente au ministre un double projet d’occupation et d’exploration de la Louisiane qui, mettant au point les projets antérieurs, fut approuvé. Les débuts
  18. 1699 il va, avec cinquante hommes, plus loin encore explorer une côte plate, vaseuse, inondée : il y remarque le 2 mars 1699 un courant d’eau bourbeuse et blanche qu’encombrent des troncs d’arbres pétrifiés . Les débuts
  19. 1700 La 8 janvier 1700, Iberville débarque à Biloxi son renfort de soixante Canadiens et des ravitaillements pour un an. Les débuts
  20. 1700 En 1700 Iberville avait, avons-nous dit, tenté de réaliser l’idée première de Cavelier de La Salle, en établissant un poste fortifié aux bouches du Mississipi ; mais les inondations en avaient bientôt chassé Bienville et ses quelques colons. Law et la Compagnie des Indes
  21. 1701 trône d’Espagne, ne se gêna pas pour dire en juin 1701 que, redoutant bien moins le voisinage des Anglais que le nôtre, toute la nation espagnole trouve notre établissement du Mississipi une usurpation injuste. Les débuts
  22. 1702 en plusieurs endroits Cap de roche bl inondé et atteint ainsi le pays pole nuillaume De l’Iste Géographe des Cadodaquios ; mais il rede l’Academie Royale des Sciences, 1702 vient en avril pour ne pas entrer en conflit avec les Espagnols du Nouveau-Mexique. Les débuts
  23. 1703 Il aurait même installé des tanneries en son poste situé au conflent du Mississipi et de l’Ouabache, si la mort ne l’avait surpris en l’automne de 1703. Les débuts
  24. 1704 En 1704, Bienville parle de cent Canadiens qui, en petites bandes de sept ou huit, parcourent cette vallée et celle du Mississipi. Law et la Compagnie des Indes
  25. 1706 La guerre éclatant, il part en 1706, convalescent, pour diriger une flotte française contre les Anglais des Antilles et de la Caroline ; mais le 6 juillet la fièvre jaune le terrasse à la Havane en sa quarante-deuxième année. Les débuts
  26. 1708 ÈS 1708, la détresse de la France était telle que Pontchartrain s’efforça de tranférer à des particuliers la faible charge de la Louisiane. Crozat
  27. 1708 En 1708, Nicolas de La Salle recommande pour la découverte de ce pays une expédition en canots de dix hommes choisis pour une durée de douze à quinze mois avec 40 000 livres de marchandises . Law et la Compagnie des Indes
  28. 1708 A vingt-cing lieues alentour du Fort Saint-Louis, écrivait Bienville, il n’y a pas assez de bonnes terres pour cinquante habitants ; en 1708, deux ou trois se risquèrent à aller entre le Mississipi et le lac Pontchartrain cultiver quelques terres d’alluvion. Les débuts
  29. 1709 Grande fut la détresse, lorsqu’en 1709 un corsaire anglais vint piller et incendier le Port Dauphin, tout comme le Port Royal d’Acadie vers la même époque. Les débuts
  30. 1710 En 1710 Pontchartrain songea même à troquer la Louisiane contre la partie espagnole de Saint-Domingue. Crozat
  31. 1711 En automne 1711, il part donc pour la troisième fois à bord du vaisseau la Renommée ; son frère Le Moyne de Sérigny l’accompagne sur la flûte le Palmier. Les débuts
  32. 1712 Avec le concours de Bienville, il opère dès janvier 1712 le transfert de Biloxi au fond de la baie de la Mobile (en amont de la ville actuelle), où, sur un haut escore , il bâtit son fort de quatre bastions, Fort-Louis, pour y abriter I3o hommes, tant… Les débuts
  33. 1713 Duclos en 1713, Cadillac en 1714, Hubert en 1717 espéraient pouvoir par là commercer avec les riches régions minières du Mexique. Law et la Compagnie des Indes
  34. 1714 En octobre 1714, la Mobile n’en comptait que 30 avec 36 femmes dont 5 filles à marier, 40 enfants, Crozat
  35. 1714 En 1714, avons-nous vu, son parent, Juchereau de Saint-Denis, avait dû se contenter de remonter non sans peine la Rivière Rouge jusqu’au poste des Natchitoches qu’il fortifia et de là, avec plus de peine encore, atteindre le préside espagnol du Rio del Norte. Law et la Compagnie des Indes
  36. 1715 Lorsqu’en 1715 il abandonna sa charge de gouverneur pour courir aux Illinois, tous ces beaux métaux se changèrent au creuset en un plomb vil. Crozat
  37. 1715 Ce Paraguay des Pères jésuites Plus prospère encore était le vieil établissement des Illi- Allouez, Gravier et Marest avait, grâce au dévouement des indigènes encadrés par le major de Louvigny, résisté de 1715 à 1718 aux incessantes incursions des Renards et… Law et la Compagnie des Indes
  38. 1716 Bref, après vingt ans d’occupation, la Louisiane n’était encore qu’une espèce de garde avancée sur les colonies anglaises, et à leur merci, avouait le Conseil de Marine, vainement créé en 1716. Crozat
  39. 1716 Aussi, dès 1716, les frères Le Loire des Ursins, puis l’ordonnateur Hubert s’établirent-ils en leur beau pays fertile et y cultivèrent tabac et blé avec un tel succès qu’on songea, avonsnous vu, à faire de cet établissement la capitale de la Louisiane. La Compagnie des Indes et la guerre des Natchez
  40. 1716 Lorsqu’en 1716 il débarqua avec ses quarante engagés à l’ile Dauphine en pleine détresse, il sut, au lieu de se plaindre et se décourager, agir de sa propre initiative : sur une grande barque de sa façon, il emmena ses hommes vers la Nouvelle-Orléans encore à… Law et la Compagnie des Indes
  41. 1717 Aussi, le 27 septembre 1717 le Conseil s’empressa-t-il de nommer, à la place de cet incapable gouverneur, qui eût dans peu achevé la ruine de la colonie , un commandant général qui connaissait parfaitement les nations sauvages et en était estimé … Crozat
  42. 1717 Effroyable fut la mortalité : des milliers de blancs, dont 1 215 femmes, qui du 25 octobre 1717 au Ier mai 1721 vinrent s’ajouter aux 400 habitants antérieurs, il ne restait plus, au dire de Le Gac, en mars 1721 que 6000 Français et au recensement de janvier… Law et la Compagnie des Indes
  43. 1718 Le meilleur envoi, le plus beau et le plus avantageux pour la colonie , dit Bienville, fut le premier en mai 1718: 300 concessionnaires. Law et la Compagnie des Indes
  44. 1719 Le 30 avril 1719 arrive à l’Ile Dauphine le frère de Bienville, Sérigny, avec deux frégates, le Maréchal-de-Villars et le Philippe ; renforcé d’une troisième, le Comte-de-Toulouse, il appareille le 13 mai avec 160 officiers et soldats et 45 volontaires contre… Law et la Compagnie des Indes
  45. 1719 un nouveau questionnaire du Board of Trade (20 avril 1719), comme sur un mot d’ordre, Anglais des colonies et Anglais de la métropole répondent en dénonçant à nouveau la présence des Français sur le Mississipi comme un mortel danger pour les établissements… La Compagnie des Indes et la guerre des Natchez
  46. 1720 Cependant La Harpe, alors en France, est le 19 décembre 1720 nommé commandant de la Baie Saint-Bernard ; mais la colonie, en sa détresse habituelle, ne peut lui fournir en août qu’un traversier et vingt-cinq hommes. Law et la Compagnie des Indes
  47. 1720 Aussi, dès septembre 1720, la Compagnie crutelle bon d’envoyer, pourvu d’un programme de réformes, un commissaire-ordonnateur, Duvergier, que la ruine du système réduisit vite à l’impuissance. La Compagnie des Indes et la guerre des Natchez
  48. 1721 Pour nous assurer l’alliance de l’Espagne, nous dûmes, par le traité du 27 mars 1721, lui rendre cette place uniquement créée pour nous entraver, sans même obtenir le droit de commercer avec les colonies espagnoles. Law et la Compagnie des Indes
  49. 1721 En 1721 les quatre Commissaires de Régie, imposés à la Compagnie défaillante, firent sur le papier une réforme administrative qui ne mit fin ni aux malversations des commis et même des directeurs, ni aux trop justes doléances des administrés. La Compagnie des Indes et la guerre des Natchez
  50. 1722 Aussi eûmes-nous dès 1722 et même 1716, maille à partir avec les soleils , c’est-à-dire avec les grands chefs des Natchez. La Compagnie des Indes et la guerre des Natchez
  51. 1722 Et pourtant, ajoute-t-il tristement, le pays (de Louisiane) se vuida avec autant de promptitude qu’il s’était rempli ; de 1719 à 1722, plus de I 000 émigrants retournèrent en France. Law et la Compagnie des Indes
  52. 1723 Pour l’établissement de cette colonie, dit amèrement Pauger en septembre 1723, je ne me suis que trop abîmé ; mais, malgré les peines infinies que je me suis données, malgré les chagrins qu’il m’a fallu essuyer, je veux finir avec honneur. Law et la Compagnie des Indes
  53. 1723 En décembre 1722 il fallut déléguer un commissaire extraordinaire , Jacques de La Chaise, neveu du confesseur de Louis XIV ; mais cet honnête homme énergique, voulant mettre un peu d’ordre et de justice partout, se trouva aux prises avec tout le monde, à… La Compagnie des Indes et la guerre des Natchez
  54. 1724 Nommé capitaine en 1724, il meurt en 1736 prisonnier des Chicachas qui le torturèrent et le brûlèrent atrocement. Law et la Compagnie des Indes
  55. 1726 Le 8 juin 1726, cet obscur héros mourut à la peine d’une fièvre intermittente contractée en ces boues malsaines. Law et la Compagnie des Indes
  56. 1727 Il y avait bien une ordonnance de 1727 qui interdisait tout commerce étranger aux colonies françaises ; mais une instruction de Maurepas en date de 1744 en suspendait l’application pour la Louisiane en cas de besoin . Les derniers gouverneurs
  57. 1729 En 1729, c’està-dire dix ans après la venue des gens de Clairac experts en la culture et la préparation du tabac, les Français établis en cette région prospère récoltèrent près de deux cents milliers de tabac. La Compagnie des Indes et la guerre des Natchez
  58. 1730 Le 7 septembre 1730 fut même conclu à Whitehall un traité d’alliance qui des Cherokis faisait au Sud, du côté du Mississipi, ce qu’étaient au Nord, du côté des Grands Lacs, leurs congénères les Iroquois, les plus fidèles alliés de l’Angleterre 326 et les plus… La Compagnie des Indes et la guerre des Natchez
  59. 1730 Ce Breton de Quimper, entré dans la marine à quatorze ans, avait accompli vingt-cinq campagnes, dont deux sous Perier de Salvert, l’une aux Natchez en 1730, et l’autre à Louisbourg en 1745. Les derniers gouverneurs
  60. 1731 Peut-être la Compagnie des Indes avait-elle spéculé sur cette heureuse nouvelle impatiemment attendue, lorsque, pour finir en beauté, elle prit au début de 1731 la décision depuis longtemps inévitable. La Compagnie des Indes et la guerre des Natchez
  61. 1732 Quittant Rochefort le rer décembre 1732, il fut accueilli au début de 1733 comme un sauveur, avec une joie et une satisfaction sans pareilles en cette même Louisiane dont il avait été écarté huit ans plus tôt, après l’avoir plus ou moins gouvernée pendant… La Compagnie des Indes et la guerre des Natchez
  62. 1733 Quittant Rochefort le rer décembre 1732, il fut accueilli au début de 1733 comme un sauveur, avec une joie et une satisfaction sans pareilles en cette même Louisiane dont il avait été écarté huit ans plus tôt, après l’avoir plus ou moins gouvernée pendant… La Compagnie des Indes et la guerre des Natchez
  63. 1735 Bien qu’en 1735 la Nouvelle-Orléans faillit être inondée, on n’en décida pas moins la construction de deux casernes sur la Place d’Armes. Les derniers gouverneurs
  64. 1736 Le 4 mars 1736, celui-ci amène aux Ecores à Prudhomme, en aval du Mississipi, un corps de 496 hommes et des Illinois, Iroquois et Arkansas. Les derniers gouverneurs
  65. 1736 Nommé capitaine en 1724, il meurt en 1736 prisonnier des Chicachas qui le torturèrent et le brûlèrent atrocement. Law et la Compagnie des Indes
  66. 1737 Pour faciliter les débouchés, on s’avisa en 1737 d’exempter de tous droits pendant dix ans toute exportation de la Louisiane vers les Antilles et en 1740 d’accorder la même exemption à tout trafic entre la France et la Louisiane. Les derniers gouverneurs
  67. 1738 Sa Majesté, écrit le ministre en 1738, envoie de l’artillerie, des armes, munitions, vivres, marchandises et 700 hommes, y compris les recrues, et aussi des bombardiers, canonniers et mineurs. Les derniers gouverneurs
  68. 1740 Alarmé, le conseil de guerre décide en février 1740 que, dans l’impossibilité de mener l’artillerie nécessaire au succès de l’expédition, il convient de ne pas compromettre la gloire des armes du roi. Les derniers gouverneurs
  69. 1741 Les réparations les plus urgentes furent estimées à 454974 livres, alors que le budget de la Louisiane était en 1741 de 319 481 livres et que celui de 1742 sera de 322 629. Les derniers gouverneurs
  70. 1742 Las de voir les magasins vides, les colons instables, les soldats peu sûrs et ses efforts vains, Bienville, sentant la disgrâce croître après des blâmes répétés, finit par écrire au ministre le 26 mars 1742 : 338 Une espèce de fatalité. Les derniers gouverneurs
  71. 1743 Le 10 mai 1743, à l’âge de soixante-deux ans, Jean-Baptiste Lemoyne de Bienville quitta une colonie à laquelle il avait donné, avec un zèle et des succès fort inégaux, plus de quarante ans de sa vie. Les derniers gouverneurs
  72. 1744 Malheureusement, en dépit du renouvellement décennal de la franchise douanière, le léger stimulant s’élevait en 1744 à 500000 livres, en 1748 à 539265, en 1752 à 930767. Les derniers gouverneurs
  73. 1745 Mais, dès le début de 1745 la pénurie recommençait : point de marchandises indispensables aux Illinois, chez qui l’on négociait, pourtant, une paix générale des sauvages de la région. Les derniers gouverneurs
  74. 1747 Comblé de mais a pied présents par les Anglais , Soulier-Rouge négociait une entente entre Chactas et Chicachas, lorsqu’en juin 1747 il fut enfin massacré par des Chactas restés fidèles à la France. Les derniers gouverneurs
  75. 1748 Malheureusement, en dépit du renouvellement décennal de la franchise douanière, le léger stimulant s’élevait en 1744 à 500000 livres, en 1748 à 539265, en 1752 à 930767. Les derniers gouverneurs
  76. 1750 Enfin, en novembre 1750, les Chactas de l’Est, qui nous restaient fidèles, sous l’heureuse influence du commandant de Tombekbé, M. Les derniers gouverneurs
  77. 1752 Au marquis de Vaudreuil, nommé gouverneur du Canada, succède en 1752 le chevalier Louis Billouard de Kerlérec. Les derniers gouverneurs
  78. 1754 Le budget de 1754 atteint 963 124 livres, dont 334 759 pour les fortifications, artilleries et bâtiments civils, 260 169 pour la solde et l’entretien des troupes, 94o20 pour les appointements des officiers, 62 000 pour les présents aux sauvages, etc. Les derniers gouverneurs
  79. 1755 Ce fut le plus grand exode acadien depuis les déportations en masse de 1755 et de 1758 ; si l’on y ajoute les 1 000 à I 200 Acadiens des Antilles françaises et des colonies anglaises, on peut estimer à plus de 2 500 le nombre des Acadiens qui passèrent en… Domination espagnole
  80. 1755 Or, les Anglais ne négligeaient rien dans ce but : Il n’y a sorte de moyen dont ils ne se servent, dit-il dès 1755 et 1756, pour corrompre et s’attirer nos sauvages alliés,. Les derniers gouverneurs
  81. 1756 Or, les Anglais ne négligeaient rien dans ce but : Il n’y a sorte de moyen dont ils ne se servent, dit-il dès 1755 et 1756, pour corrompre et s’attirer nos sauvages alliés,. Les derniers gouverneurs
  82. 1757 Les magasins du roi sont épuisés, écrit Kerlérec le 21 octobre 1757, ceux des particuliers aussi ; nous sommes journellement harcelés par les Chactas qui sont dans la disette de tout : ils nous menacent plus que jamais d’avoir recours aux Anglais ;. Les derniers gouverneurs
  83. 1758 En avril 1758 était arrivé, en même temps qu’un maigre contingent de quarante-cinq Suisses, de vingt-deux recrues et de deux officiers, un nouvel ordonnateur, Vincent de Rochemore. Les derniers gouverneurs
  84. 1758 Ce fut le plus grand exode acadien depuis les déportations en masse de 1755 et de 1758 ; si l’on y ajoute les 1 000 à I 200 Acadiens des Antilles françaises et des colonies anglaises, on peut estimer à plus de 2 500 le nombre des Acadiens qui passèrent en… Domination espagnole
  85. 1759 Triomphe éphémère : le 4 août 176o on apprenait à la Nouvelle-Orléans la prise de Québec le 18 septembre 1759. Les derniers gouverneurs
  86. 1760 Les Cherokis ont les meilleures dispositions pour nous, écrit Kerlérec en septembre 1760, et ils donnent bien de la tablature aux Anglais. Les derniers gouverneurs
  87. 1761 Aubry dut donc rentrer à la Nouvelle-Orléans, où il fut du moins reçu avec honneur ; en 1761, ce noble roturier reçut la croix de Saint-Louis. Les derniers gouverneurs
  88. 1762 Il fallut à Fontainebleau 350 forcer la main de Charles III pour qu’il voulût bien le 3 novembre 1762 accepter, disait-il, l’acquisition d’une charge annuelle de 300 000 piastres. Les derniers gouverneurs
  89. 1763 Dès le 2 mai 1763, Kerlérec avait prévenu le ministre de nos devoirs à l’égard de tribus alliées qui avaient sacrifié leur vie et leur tranquillité pour le service des Français : Chactas, Alibamons et Cherokis, auxquels il était dû jusqu’à quatre présents . Les derniers gouverneurs
  90. 1764 Dès le 24 juillet 1764, le major Johnstone était pourtant venu occuper Pensacola, et le 3o septembre le major Farmer la Mobile, que nos troupes évacuèrent le 22 octobre. Les derniers gouverneurs
  91. 1764 Après le traité de Paris, dès le 24 février 1764, Foucault en annonçait 193 qui, pauvres et dignes de pitié , fuyaient le torride climat de Saint-Domingue. Domination espagnole
  92. 1765 d’une mort suspecte le directeur d’Abbadie, admi- Sur ces entrefaites, le 4 février 1765 mourut nistrateur désintéressé et juste entre tous, qui concilia les intérêts du royaume et ceux de la colonie. Les derniers gouverneurs
  93. 1766 Après les Cheroquis, après les Iroquois, après les Chouanons, Pontiac, dut au nom des Ottawas et des Kichapous faire en 1766 la paix avec les Anglais à Oswego ; il en fut trois ans plus tard récompensé par un lâche assassinat : un Péoria le tua pour une… Les derniers gouverneurs
  94. 1766 Ce ne fut qu’en mars 1766 qu’arriva à la Nouvelle-Orléans Son Excellence don Antonio de Ulloa. Domination espagnole
  95. 1767 Comme la France s’était engagée à subvenir à toutes les dépenses militaires et autres jusqu’à la prise de possession, Ulloa, qui n’avait amené que 90 soldats espagnols, ne se décida à effectuer un semblant de prise de possession que le 20 janvier 1767 ; il le… Domination espagnole
  96. 1768 Mais, Ulloa en ayant vendu en esclavage qui ne voulaient pas s’établir à son gré, cette inhumanité contribua à la révolution du 28 octobre 1768. Domination espagnole
  97. 1770 Le 18 septembre 1770, alors qu’il entreprenait sa réhabilitation, le malheureux Kerlérec, que la cavalerie de Saint-Georges, disaient ses ennemis, avait enrichi de huit millions, mourait misérablement d’épuisement et de douleur, laissant à sa veuve et à ses… Les derniers gouverneurs
  98. 1770 — Son successeur don Luy de Unzaga (1770-1776) ferma les yeux sur la contrebande anglaise et prit même parti pour les capucins français contre les capucins espagnols ; mais il gêna le règlement des comptes français. Domination espagnole
  99. 1771 Le plus coupable des conjurés, Foucault, obtint, en sa qualité de fonctionnaire, d’être jugé en France : on l’oublia plus ou moins à la Bastille jusqu’en 1771 ; si bien qu’il fit compter ces années d’emprisonnement comme de bons et loyaux services et fut… Domination espagnole
  100. 1776 — Son successeur don Luy de Unzaga (1770-1776) ferma les yeux sur la contrebande anglaise et prit même parti pour les capucins français contre les capucins espagnols ; mais il gêna le règlement des comptes français. Domination espagnole
  101. 1779 Lorsqu’en 1779 l’Espagne s’allia à la France, Galvez s’empara même des postes anglais de Manchac, de Bâton Rouge et des Natchez, puis en 1780 de la Mobile et en 1781 de Pensacola, pendant que le colonel américain Clarke s’emparait des Kaskaskias et de… Domination espagnole
  102. 1780 Lorsqu’en 1779 l’Espagne s’allia à la France, Galvez s’empara même des postes anglais de Manchac, de Bâton Rouge et des Natchez, puis en 1780 de la Mobile et en 1781 de Pensacola, pendant que le colonel américain Clarke s’emparait des Kaskaskias et de… Domination espagnole
  103. 1781 Lorsqu’en 1779 l’Espagne s’allia à la France, Galvez s’empara même des postes anglais de Manchac, de Bâton Rouge et des Natchez, puis en 1780 de la Mobile et en 1781 de Pensacola, pendant que le colonel américain Clarke s’emparait des Kaskaskias et de… Domination espagnole
  104. 1783 Nous pourrions même attirer à la Louisiane, disaient-ils en 1783, un nombre considérable de nos compatriotes répandus parmi les Franco-Américains et au Canada. Domination espagnole
  105. 1785 Malgré ces obstacles, en dépit de guerres, querelles et désastres, la Louisiane espagnole se développait : le recensement de 1785 donne 3I 433 habitants, dont 4980 à la Nouvelle-Orléans. Domination espagnole
  106. 1793 — Le baron de Carondelet (1793-1796) eut à lutter tant contre l’effervescence intérieure causée par la Révolution française que contre les menées américaines, alors secondées par la France. Domination espagnole
  107. 1796 En 1796, le général Collot retrouva les derniers survivants de notre vieille colonisation en cette haute vallée du Mississipi. Les derniers gouverneurs
  108. 1796 — Le baron de Carondelet (1793-1796) eut à lutter tant contre l’effervescence intérieure causée par la Révolution française que contre les menées américaines, alors secondées par la France. Domination espagnole
  109. 1798 Mais cette prospérité même était ruineuse pour l’Espagne ; de 1798 à 18o2, elle dépensa plus de soixante millions, dont 2841 000 en 1801, alors qu’elle n’en retira en cette même année qu’un revenu de 950000 livres. Domination espagnole
  110. 1800 De nouvelles négociations reprennent avec l’Espagne : après Marengo, Charles IV consent, par le traité secret de Saint-Ildefonse (octobre 1800), à la rétrocession de la Louisiane en échange d’agrandissements territoriaux du duché de Parme ; toutefois, en… Domination espagnole
  111. 1801 En 1801, 585 bateaux américains firent descendre à la Nouvelle-Orléans pour plus d’un million de marchandises qu’exportèrent près de 200 navires, pour la plupart anglais. Domination espagnole
  112. 1802 De nouvelles négociations reprennent avec l’Espagne : après Marengo, Charles IV consent, par le traité secret de Saint-Ildefonse (octobre 1800), à la rétrocession de la Louisiane en échange d’agrandissements territoriaux du duché de Parme ; toutefois, en… Domination espagnole
  113. 1803 Le 26 février 1803 avait été solennellement reçu à la Nouvelle-Orléans le préfet colonial Pierre de Laussat. Domination espagnole
  114. 1812 peu à peu naissance à six Etats : en 1812 la Louisiane Cette dernière partie de la Louisiane française donna proprement dite avec la Nouvelle-Orléans, en 1817 le Mississipi avec les Natchez, en 1818 les Illinois avec Kaskaskias, en 1819 l’Alabama avec la… Domination espagnole
  115. 1813 Comme l’Espagne ne se décidait pas à céder ses deux Florides, ce ne fut qu’en 1813 que le général Wilkinson occupa la Mobile, en 1815 Pensacola et en 1818 la Floride orientale. Domination espagnole
  116. 1815 Comme l’Espagne ne se décidait pas à céder ses deux Florides, ce ne fut qu’en 1813 que le général Wilkinson occupa la Mobile, en 1815 Pensacola et en 1818 la Floride orientale. Domination espagnole
  117. 1817 peu à peu naissance à six Etats : en 1812 la Louisiane Cette dernière partie de la Louisiane française donna proprement dite avec la Nouvelle-Orléans, en 1817 le Mississipi avec les Natchez, en 1818 les Illinois avec Kaskaskias, en 1819 l’Alabama avec la… Domination espagnole
  118. 1818 Comme l’Espagne ne se décidait pas à céder ses deux Florides, ce ne fut qu’en 1813 que le général Wilkinson occupa la Mobile, en 1815 Pensacola et en 1818 la Floride orientale. Domination espagnole
  119. 1818 Les Français, qui, confiants, restèrent chez les Chactas, y prospérèrent si bien qu’en 1818 ils possédaient près du fort Tombekbé 92 000 acres de terres. Les derniers gouverneurs
  120. 1819 peu à peu naissance à six Etats : en 1812 la Louisiane Cette dernière partie de la Louisiane française donna proprement dite avec la Nouvelle-Orléans, en 1817 le Mississipi avec les Natchez, en 1818 les Illinois avec Kaskaskias, en 1819 l’Alabama avec la… Domination espagnole