Tome III · Le Maroc
Le Maroc
LE MAROC
PAR GEORGES HARDY DIRECTEUR DE L’ÉCOLE COLONIALE
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L’INDIVIDUALISME DU MAROC.
— Les limites naturelles. — Un tout économique. —
Un peuple. — Une âme paysanne. — Le rythme de la vie politique. — La vitalité marocaine. EUX grands traits marquent l’histoire de la colonisation française au Maroc : par rapport à nos autres entreprises coloniales, elle est tardive, elle est la dernière en date, bien que le Maroc soit séparé de l’Europe par un simple détroit, large d’une douzaine de kilomètres. Et d’autre part, elle aboutit, non point à l’annexion, mais à l’établissement d’un protectorat, à un protectorat qui est autre chose qu’une fiction.
S’il est vrai que les rivalités européennes n’y sont pas étrangères, il faut pourtant se garder d’expliquer ce retard et cette limitation par des causes seulement diplomatiques : en réalité, c’est la personnalité même du Maroc qui transparaît à travers ces faits, et l’on ne comprendrait pas grand’chose aux rapports du Maroc et de l’Europe, si l’on ne gardait présents à l’esprit les caractères du pays et des habitants. LE TIMES Au contraire de la plupart des autres pays d’Afrique, le Maroc NATURELLES n’est pas pris dans la masse du continent, il forme une pointe avancée entre l’Atlantique et la Méditerranée, il occupe un véritable carrefour, au passage de grandes voies maritimes, au seuil du Désert, cet autre Océan, aux portes
HIST. DES COLONIES : MAROC.
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Georges Hardy, « Le Maroc », dans Gabriel Hanotaux et Alfred Martineau (dir.), Histoire des colonies françaises et de l'expansion de la France dans le monde, t. III, Le Maroc — La Tunisie — La Syrie — L'œuvre scientifique française en Orient, Paris, Société de l'histoire nationale — Plon, 1931.
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