Corne de l'Afrique · 1862-1930
La Côte française des Somalis
Obock, puis Djibouti : un port et un chemin de fer vers Addis-Abeba font de ce désert de lave une position stratégique sur la route de l'Orient. Alfred Martineau en raconte l'acquisition et l'essor.
Obock Djibouti Éthiopie Ménélik chemin de fer mer Rouge
Les chapitres
Illustrations
PAR A. MARTINEAU ANCIEN GOUVERNEUR DE LA CÔTE DES SOMALIS
M. LAGARDE
CARTE DES MISSIONS DE BONCHAMPS, CLOCHETTE, CHARLES MICHEL
RETOUR, d’après Michel : Vers Fachoda
M. CHEFNEUX
S. M. MÉNÉLIK II
CONCLUSION
LE MÉDECIN COLONIAL EN COLONNE, d’après un croquis de la mission…
CONCLUSION
LE TRONC GÉANT DE KINTAMPO, d’après un croquis du capitaine BingerChronologie
- 1838 Les Anglais nous avaient devancés : dès 1838, ils s’étaient installés à Aden et en 1857 à Perim. La Côte française des Somalis
- 1842 Déjà en 1842, un de nos compatriotes, Rochet d’Héricourt, était allé jusqu’à Angolola, la capitale de cette époque, et avait obtenu du Négous Sahlé Salassié un traité politique et commercial qui nous accordait des avantages particuliers ; mais ce traité était… La Côte française des Somalis
- 1843 Depuis 1843, date du traité Rochet d’Héricourt, la France n’avait, pour ainsi dire, pas eu de rapports avec le Choa : Obock était trop mal placé pour les faciliter. La Côte française des Somalis
- 1855 Celui-ci le fit venir, l’associa à ses entreprises et l’envoya, en 1855, à Aden pour y recruter des travailleurs et établir une ligne de navigation entre Aden et Maurice. La Côte française des Somalis
- 1857 Toute cette partie de la mer Rouge devint vite familière à Lambert qui, en 1857, fut nommé agent consulaire de France, sans que cette fonction mit obstacle à ses opérations commerciales. La Côte française des Somalis
- 1858 Escomptant l’appui que nous pourrions lui prêter, il avait envoyé en 1858 une mission à Napoléon III avec promesse d’un certain territoire en bordure de la mer Rouge. La Côte française des Somalis
- 1859 Lambert se rendait pour la troisième fois à Tadjourah pour regagner ensuite la France, lorsque, pour se venger d’un procès qu’il lui avait fait perdre à Hodeidah, le gouverneur de Zeilah le fit assassiner à bord de son embarcation, le 4 juin 1859, près des… La Côte française des Somalis
- 1860 Si, dès l’an- Notre occupation est de date née 1860, on eut pour la première fois l’intention de fonder un comptoir dans la mer Rouge ou dans les mers adjacentes, lidée ne fut réalisée qu’en 1884, à la suite d’un ordre émanant de Gambetta, par l’occupation… La Côte française des Somalis
- 1862 Ce ne fut qu’en 1862 que l’affaire fut définitivement réglée par un traité signé à Paris, le Il mars, avec un chef indigène délégué par le Sultan de Tadjourah et les chefs des tribus danakils. La Côte française des Somalis
- 1868 De rares initiés connaissaient cependant l’existence du traité ; en 1868, Denis de Rivoyre, ancien souspréfet en France et en Algérie, dans une conférence à la Société de Géographie, révéla, pour ainsi dire, au public l’existence d’Obock. La Côte française des Somalis
- 1884 Il ne faut rien demander à la terre ingrate sur laquelle est fondé notre établissement, écrivait en 1884 M. La Côte française des Somalis
- 1885 Notre installation au Sud du golfe n’eut réellement lieu qu’en 1888 ; les négociants n’avaient pas tardé à s’apercevoir qu’à défaut de Zeilah, occupé depuis 1885 par les Anglais, Djibouti était la voie la plus commode et relativement la plus sûre pour envoyer… La Côte française des Somalis
- 1888 (I) Les frontières avec les possessions anglaises de la côte somali avaient été fixées par un arrangement avec l’Angleterre en date du 2-9 février 1888 ; et les frontières avec les possessions italiennes le furent par un arrangement conclu à Rome le 24… La Côte française des Somalis
- 1893 Le premier obtint la concession nécessaire pour les travaux le r1 février 1893, s’associa l’année suivante M. La Côte française des Somalis
- 1896 Lagarde y fit construire un hôtel du gouvernement et qu’en 1896, sur des propositions qu’il soumit au ministère Méline et qui furent le point de départ d’une nouvelle orientation politique, il fut muni des ressources nécessaires pour y installer les services… La Côte française des Somalis
- 1897 De ce voyage résulta, en mars 1897, le renouvellement du traité Rochet d’Héricourt, par la convention du 20 mars 1897 qui déterminait les frontières de nos possessions avec l’Abyssinie et qui en consacrait ainsi l’existence (I). La Côte française des Somalis
- 1898 Charles Michel avait décidé le dedjaz Tessama à envoyer jusqu’au Nil, arrivèrent en effet jusqu’au bord du fleuve le 23 juin 1898 ; ils n’y trouvèrent personne et, la crue du fleuve devenant menaçante, ils regagnèrent la côte orientale aussitôt. La Côte française des Somalis
- 1899 On sait déjà que son expédition se termina à Djibouti où il arriva le 15 mai 1899, pour revenir en France quatre jours après. La Côte française des Somalis
- 1900 (I) Les frontières avec les possessions anglaises de la côte somali avaient été fixées par un arrangement avec l’Angleterre en date du 2-9 février 1888 ; et les frontières avec les possessions italiennes le furent par un arrangement conclu à Rome le 24… La Côte française des Somalis
- 1902 Il en résulta une convention portant la date du 6 février 1902, en vertu de laquelle l’Etat français s’engageait à assurer à la Compagnie impériale une subvention annuelle de 500 000 francs, sous la réserve que celle-ci ne pourrait émettre aucune obligation… La Côte française des Somalis
- 1907 Lagarde, tout en conservant pour deux ans encore son poste de gouverneur de la Côte des Somalis, était nommé ministre de France à Addis-Abeba, fonction qu’il a conservée jusqu’en 1907. La Côte française des Somalis
- 1908 Il ne s’y détermina pas sans peine ; mais à la fin, le 30 janvier 1908, il se décida à transférer à son médecin, le docteur Vitalien, un Français, prête-nom de la Société nouvelle, l’acte de concession donné à M. La Côte française des Somalis
- 1909 Un concordat intervenu le 21 mai 1909 régla définitivement cette question des annuités et par suite toutes les autres. La Côte française des Somalis
- 1910 Les seules richesses de ce genre, production de l’industrie plutôt que de la nature, sont les salines de Djibouti, concédées en 1910 et qui ont pris tout de suite un grand développement. La Côte française des Somalis
- 1923 Elle est parvenue, malgré d’assez nombreuses difficultés, à prolonger la ligne primitive de Diré-Daoua à Addis-Abeba et à se passer de toute garantie dès 1923. La Côte française des Somalis